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Joyaux du patrimoine : quand le passé fait vendre

Stéphane Bern : les bonnes recettes de « Monsieur Patrimoine » Nommé au poste de « Monsieur Patrimoine » en 2017 par le président Macron, Stéphane Bern est chargé de trouver des solutions pour sauver nos 2 000 monuments en péril partout en France. Autant d'églises, de châteaux, de moulins et d'aqueducs qui meurent d'abandon dans nos villages et pour lesquels Stéphane Bern a décidé de se battre. Pour récolter des fonds, l'animateur mouille ses chemises, organise le Loto du Patrimoine, recherche des mécènes, lance des appels aux dons dans les médias. Il aurait ainsi rassemblé plus de 100 millions d'euros en deux ans. La somme s'ajoute aux 640 millions d'euros que le Ministère de la Culture a péniblement consacré au patrimoine dans le même temps. Comment Stéphane Bern se bat-il pour redonner vie à nos monuments en ruines ? A-t-il vraiment les moyens d'agir ? Comment travaille-t-il avec la Française des Jeux pour son fameux loto du patrimoine ? Et quelles retombées économiques sa mission peut-elle générer au profit des territoires ? Chambord : quand le château rapporte un trésor ! Dans quinze jours, il sera lui aussi, sans conteste, une des stars des Journées du Patrimoine ! Avec plus de 400 pièces, 77 escaliers, 280 cheminées, le château de Chambord est le plus vaste des châteaux de la Loire. Mais derrière ce monument du 16e siècle, érigé à la gloire de François 1er, se cache une machine bien huilée avec 24 millions d'euros de budget annuel et 180 personnes qui travaillent en coulisse pour que Chambord attire de plus en plus de touristes. L'année dernière, il a reçu un million de visiteurs, soit trois fois plus qu'il y a quatre ans. Quel est donc la recette de cet incroyable succès ? Comment ce château réussit-il à attirer un nouveau public ? Plongée dans les coulisses du domaine de Chambord, le château qui pourrait faire de l'ombre à Versailles. Grottes, le nouveau filon en or des visites souterraines Les trésors du patrimoine français, ce ne sont pas seulement des monuments, ce sont aussi des sites naturels exceptionnels comme les grottes de Lascaux ou de Chauvet et leurs célèbres peintures préhistoriques. Mais le sous-sol français cache d'autres merveilles parmi la centaine de cavités très spectaculaires. Chaque année, plus de cinq millions de visiteurs payent pour s'offrir durant quelques heures un voyage au centre de la terre, ce qui fait de la France la troisième destination mondiale pour le tourisme souterrain derrière la Chine et les États-Unis. Pour les propriétaires de ces grottes, privées dans 70% des cas, cette manne touristique leur donne l'opportunité de transformer le calcaire en or massif. Les grottes sont souvent des affaires très rentables, jalousement gardées par des familles discrètes qui préfèrent enfouir les secrets de leur business. C'est le cas par exemple du Gouffre de Padirac dans le Lot : 500 000 visiteurs par an, un million d'euros de bénéfice net annuel. Quelle guerre leurs propriétaires se livrent-ils pour faire descendre un maximum de visiteurs au fond des trous ? Comment certains ont-ils réussi à bâtir des fortunes en exploitant le filon du tourisme souterrain ?