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Grand frisson, gros business : le filon diabolique d'Halloween

Parc Astérix, Nigloland : frissons garantis, recettes aussi ! Halloween plus fort que Noël ? Disneyland Paris, le Futuroscope, Astérix, Nigloland : la plupart des parcs d'attractions misent sur Halloween pour générer leur pic annuel de fréquentation. Tous rivalisent de moyens pour se démarquer et promettre le grand frisson ! Surtout que, cet été, Disneyland, Astérix et Nigloland ont tous accusé une baisse de fréquentation d'au moins 30%. Cette année, plus que jamais, tous les acteurs de ce marché qui pèse 2,3 milliards d'euros en France, comptent sur Halloween pour rattraper un été en berne. D'un côté, le parc Astérix, le deuxième parc le plus fréquenté de France, juste derrière le leader Disneyland. Détenu par la Compagnie des Alpes, le village gaulois a attiré 2 300 000 visiteurs l'an dernier et réalisé un chiffre d'affaires de 123 millions d'euros, son record historique. Pour Halloween, Astérix a déployé les grands moyens : plus d'un million d'euros pour faire fonctionner quatre maisons hantées, montées spécialement, embaucher des centaines de comédiens zombies, redécorer entièrement le parc et concevoir des repas thématiques. De l'autre côté, Nigloland, le 6e parc en France, situé dans l'Aube, fait office de challenger avec 635 000 fidèles accueillis l'an dernier. Alors pour Halloween, le mot d'ordre à Nigloland, c'est la débrouille à tous les étages. Pas de nouvelle maison hantée ni de parades dans les allées du parc, mais pas question non plus de laisser filer cette occasion ! Alors le patron a tout misé sur la décoration : 180 000 euros pour convaincre les visiteurs de venir redécouvrir un parc métamorphosé avec ses soixante tonnes de citrouilles. Comment les équipes des deux parcs mettent-elles tout en œuvre pour sauver leur saison ? Quelles sont leurs recettes de la potion magique d'Halloween ? Bonbons d'Halloween : les confiseurs mettent le paquet ! Importée des États-Unis avec sa traditionnelle « chasse aux bonbons », la fête d'Halloween est désormais la promesse de « ventes monstres » pour les confiseurs du marché français. En quinze jours, ils réalisent plus de 12% de leurs ventes annuelles, soit 90 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019. Et cet automne, un fabricant fait peur aux autres : Haribo. Avec ses fraises Tagada, ses Dragibus, et ses Chamallow, le géant allemand règne sur le marché français et compte bien encore creuser l'écart grâce à ses nouveautés. Mais le nouvel eldorado des confiseurs, c'est l'univers de l'acidulé. Ces bonbons qui piquent connaissent depuis plusieurs années une croissance que les autres friandises lui envient. Jusqu'à 15% par an ! Un succès né dans les cours de récréation, parti à la conquête des jeunes et maintenant… cap sur les adultes ! Mais pour tous ces confiseurs, ce boom d'Halloween masque une autre réalité : les Français ont beau consommer 3 kg et dépenser 34 euros par an de bonbons, leur côté trop sucré et chimique est sur la sellette. Les géants de la confiserie n'ont donc d'autre choix que de mettre leurs produits stars au régime. Comment comptent-ils négocier ce virage du naturel et du sain tout en gardant leur côté festif ? Quelles sont les recettes du succès du géant Haribo qui fait baver d'envie tous ses concurrents ? Avec quelles idées folles les Têtes Brûlées, l'outsider français fait-il le pari de répliquer ? Derrière les coulisses d'un temps fort commercial, enquête sur les batailles des géants des bonbons pour continuer à nous faire fondre. Zombie, sorciers et fantômes : enquête sur les rois du déguisement Le temps d'une soirée Halloween, petits et grands sont de plus en plus nombreux à se déguiser. Wonder Woman ou Reine des Neiges pour les filles, Spiderman ou Harry Potter pour les garçons, ce seront les best-sellers de l'année ! Car 65% des familles françaises déclarent désormais fêter Halloween. Pour les professionnels de la fête, la fin du mois d'octobre concentre près d'un quart du chiffre d'affaires annuel. Deux chaînes de magasins spécialisés s'affrontent sur ce terrain : « Jour de Fête », la plus ancienne, quadrille la France de ses cinquante magasins, riches de 15 000 références. Prix moyen des déguisements : autour de trente euros. Mais le challenger, « Fête Sensation », cherche à dynamiter le marché : événements permanents, musique festive et employés dignes d'un Club Med… Qui saura le mieux attirer les fêtards cette année ? D'autant qu'un troisième concurrent vient casser les prix. Sur le site « deguisetoi.fr », jeunes et moins jeunes peuvent se déguiser en Spiderman ou en Harry Potter pour moins de quinze euros ! Comment les spécialistes du secteur essaient-ils de nous attirer avec des offres toujours plus surprenantes et bons marchés ? Quelles sont leurs recettes pour faire grimper le prix de nos fêtes entre amis ? Et comment utilisent-ils les licences les plus recherchées, comme Star Wars ou Pirates des Caraïbes, pour augmenter leur chiffre d'affaires ?