66 Minutes : Grand format

Séoul, la ville modèle

À 12 heures de vol de la France, dans le nord-ouest de la Corée du Sud, Séoul est un monde à part en Asie. Ses onze millions d'habitants n'ont jamais connu l'enfermement strict du confinement. Depuis le mois de Janvier, le pays ne compte que 25 000 cas et un peu moins de 500 décès, un taux de contamination parmi les plus faibles au monde. Séoul la tentaculaire a continué à vivre en s'adaptant. Dans cette capitale ultra moderne, tout a été mis en œuvre pour ne pas s'arrêter de travailler, de se divertir, de s'éduquer et de consommer. Les écoles, fermées un court instant, sont ouvertes. C'est le cas du lycée français de Séoul où la rentrée, la semaine dernière, s'est effectuée presque normalement pour les 547 élèves. Installé depuis sept ans dans la capitale sud-coréenne, Arnaud Laudrin n'a jamais baissé le rideau de son restaurant. Sa crêperie bretonne est le rendez-vous des Français de Séoul (3 000 à Séoul, 10 000 au total dans le pays). Son carnet de réservation affiche complet. Le week-end, il profite des installations sportives de la ville. L'un de ses passe-temps favoris… le badminton qu'il pratique dans un gymnase de la ville. Emma a 22 ans. Malgré l'épidémie, elle s'est envolée pour Séoul. Durant un an et demi, elle va suivre des études de coréen à l'université de Séoul. Mais avant de pouvoir vivre son rêve, elle va devoir effectuer une quarantaine très stricte. Quatorze jours d'isolement qu'elle a accepté de nous faire vivre. Alors à quoi ressemble la vie de ces milliers d'expatriés français sur les rives du fleuve Han à l'heure du coronavirus ? Immersion dans une capitale sud-coréenne qui n'a jamais confiné.