Zone Interdite

Résidences secondaires : un rêve accessible ?

Avec la crise sanitaire, jamais l'envie d'une résidence secondaire n'a été aussi forte. Pour fuir les contraintes du quotidien, pour se réunir en famille en pleine nature ou simplement pour passer du bon temps en bord de mer, avec ses 3,5 millions de maisons de vacances, la France est même la championne d'Europe en la matière. Si l'achat d'une seconde habitation était jusqu'à présent réservé aux plus aisés, désormais il se démocratise. Entre plans malins et opportunités étonnantes, devenir propriétaire d'une résidence secondaire sans se ruiner est désormais possible. Alors comment trouver un coin de paradis sans se ruiner ? Quels sont les pièges à éviter pour rester dans un budget serré ? Nous partons à la découverte de ces Français qui sautent le pas et, pendant un an, nous avons partagé cette aventure avec quatre familles qui ont trouvé leur havre de paix loin de la ville. Céline et Christophe ont acheté une maison à restaurer dans un petit village du Perche à un prix défiant toute concurrence : 30 000 euros. Mais si le cadre est bucolique, le chantier, lui, est impressionnant. Pourtant, ils espèrent y accueillir d'ici quelques mois leur famille et leurs amis pour partager avec eux ce rêve de campagne. Annick et Lionel n'ont qu'une idée en tête depuis vingt ans : trouver un pied à terre sur la côte d'émeraude au nord de la Bretagne. Avec ses plages aux eaux translucides et ses paysages sauvages, la région attire de plus en plus de monde. Résultat, les prix flambent… Mais Annick et Lionel ont trouvé la solution : investir dans un mobile home à Dinard (Ille-et-Vilaine), une station balnéaire très prisée. Anne et Sylvain rêvent de dolce vita. Passionnés par l'Italie, cela fait des années que le couple y cherche un pied à terre. S'ils choisissent ce pays plutôt que la France, c'est aussi parce qu'il est possible d'acheter de splendides demeures anciennes à des prix plus bas. Le couple va avoir le coup de cœur pour un petit palais chargé d'histoire, à 230 000 euros. Mais à ce prix-là, tout est à refaire. Gérer à distance un chantier dans un pays aux méthodes de travail différentes, et touché de plein fouet par la pandémie de coronavirus, ne va pas être une mince affaire. Julien et Célia, eux, n'ont pas eu besoin de chercher bien loin leur résidence secondaire. Ils ont la chance d'avoir une maison de famille à quelques minutes de la mer, à la pointe du Finistère. Mais la maison tombait en ruine depuis des années. Il a fallu complètement la rénover. Pour la famille, le challenge est double : il faut jongler entre les travaux et leurs enfants : Louis, 5 ans, et Arthur, le petit dernier né pendant le chantier.