66 Minutes : Grand format

Voitures, électroménager, luxe : les rois des enchères

Adjugé, vendu ! Malgré la crise sanitaire, cette phrase résonne encore dans les salles de ventes aux enchères et les commissaires-priseurs continuent de faire des pieds et des mains pour séduire de futurs acquéreurs Depuis le début de la pandémie, les ventes aux enchères deviennent un vrai phénomène. Et même une passion pour certains Français. On peut acheter de tout avec l'espoir de faire de bonnes affaires. En ligne et en direct sur internet ou en présentiel, ils sont de plus en plus nombreux à suivre l'actualité des salles de vente. À Givors (Rhône), près de Lyon, à 59 ans, Serge est devenu accroc. Son passe-temps est de suivre les enchères d'électro-ménager tous les week-ends depuis sa cuisine. Il se connecte à une salle de vente particulière, qui a à sa tête Emmanuel. Lui a vu sa clientèle multipliée par deux depuis le premier confinement. Il vend chaque week-end environ six-cents articles. Même la mode et le luxe ont investi les salles de vente. Deux fois par an, le Crédit Municipal, le fameux mont-de-piété, organise des ventes exceptionnelles de bijoux, tailleurs ou sacs de haute couture. Nous l'avons suivie avec Céline qui espère pouvoir décrocher un sac de prestige à moindre coût. Mais pour cela il faut savoir se battre aux enchères et cela concerne tous les domaines, y compris pour l'achat de voitures, comme à Lorient (Morbihan) le week-end dernier où trois-cents voitures étaient mises aux enchères. De l'autre côté du miroir, Benoit et François-Xavier, deux commissaires-priseurs ambulants, sillonnent la France à la recherche de pépites et à la rencontre des Français qui vident leur grenier. Sur place, ils estiment et vendent ensuite, aux enchères, dans leur étude, au meilleur prix.