66 Minutes

Le mystère Delphine Jubillar À Cagnac-les-Mines près d'Albi (Tarn), cela fait maintenant un mois que Delphine Jubillar, 33 ans, a disparu. Cette maman de deux jeunes enfants, en apparence épanouie en famille et au travail n'a plus donné signe de vie depuis la nuit du 15 au 16 décembre. Elle serait partie sortir les chiens, selon son mari, qui a donné l'alerte auprès de la gendarmerie. Cédric Jubillar et Delphine étaient en instance de séparation. Disparition volontaire, suicide, mauvaise rencontre ou crime prémédité ? Aucune piste n'est écartée par les enquêteurs. Ni les recherches ni les fouilles opérées dans la maison familiale n'ont à ce jour permis de recueillir des éléments tangibles. Cependant, la piste criminelle est privilégiée et son mari Cédric Jubillar fait face à une pression locale et médiatique le présentant comme un coupable idéal. Sur les réseaux sociaux, il fait la cible d'attaques le comparant à Jonathann Daval reconnu coupable, le mois dernier, du meurtre de son épouse Alexia. Au village, deux camps s'opposent. Cédric d'un côté et la famille proche, de l'autre les amis de Delphine. Plus personne ne se parle si ce n'est par avocat interposé et tout le monde a choisi de se taire. À Cagnac-les-Mines, une chape de plomb et la peur se sont installées dans le village. Nous sommes allés à la rencontre des voisins, de ses anciens collègues de la clinique sous le choc mais aussi d'Ange, une relation de Cédric, l'un des rares à lui parler encore. Comment le village vit-il cette disparition mystérieuse ? Qui était Delphine ? Comment cette mère de famille a pu disparaître du jour au lendemain à quelques jours de Noël ? Le Tribunal des petits patrons Ils sont plus de quatre millions en France à se débattre dans cette crise sanitaire sans précédent. Combattifs, les petits patrons à la tête de PME luttent en ce moment pour sauver leurs entreprises et les emplois qui vont avec. Si les aides de l'État maintiennent toujours les sociétés sous oxygène, une hécatombe de fermeture se profile…. Évènementiel, culture, restauration : certains secteurs sont à genou. Alors comment faire quand le carnet de commande reste vide, quand les banques vous lâchent ? Pour aider les petits patrons, les tribunaux de commerce se mettent en ordre de bataille. Exceptionnellement, celui d'Evry (Essonne), en région parisienne, a accepté de nous ouvrir ses portes. C'est l'un des plus grands de France avec plus de cinquante juges. La présidente, Sonia Arrouas, reçoit trois fois plus d'appels à l'aide qu'avant la crise sanitaire. Alors, elle a décidé de mettre en place, dans son tribunal, un réseau de sentinelles pour détecter ceux qui ont sont en train de flancher et les aider à redresser la barre avant qu'il ne soit trop tard. Nous allons suivre Giuseppe, Alexandre, Martine et René qui vont se battre jusqu'au bout pour tenter de maintenir leurs entreprises à flot grâce à l'action du Tribunal de Commerce d'Evry. Du sucre, du beurre et un gâteau mythique Il est souvent moqué car il contient quantité de beurre et de sucre. Il est donc hautement calorique, pourtant c'est une petite star dans le monde entier : Kouign signifie pain ou gâteau en breton et Amann, beurre, bien sûr. En France, plus particulièrement en Bretagne, il est à l'origine de petites guerres entre pâtissiers. La boulangerie historique de Douarnenez (Finistère) qui l'a vu naître en 1860 refuse même de participer au concours annuel de Kouign Amann breton. Et son patron crie au scandale lorsqu'il voit qu'on y ajoute parfois des fruits ou de la confiture. Les plus grands pâtissiers s'en sont emparés, Thierry Marx et Cyril Lignac, notamment. Et en 2018, le magazine américain Food and Wine a classé le Kouign Amann parmi les 40 meilleures recettes de tous les temps.