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Supermarchés Action, Dacia ou magasins d’usine : les secrets des champions du discount

Action : les recettes du bulldozer des super prix Avec 606 magasins ouverts en France en neuf ans, ce discounter hollandais, spécialisé dans le bazar, est la terreur de la grande distribution et des magasins de quartier à mini-prix. À chaque ouverture, les mêmes queues interminables à la caisse grâce à des tarifs jamais vus parmi la concurrence. Un tiers des produits est vendu moins d’un euro et on trouve des marques de lessives ou de shampoings jusqu’à 30% moins chères que dans la grande distribution. Et pour appâter les clients et les faire revenir régulièrement, cent-cinquante nouveautés à prix cassés sont proposées chaque semaine. Avec 5,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, le mastodonte Action dynamite le secteur du bazar en France. Quelles sont ses recettes et ses secrets ? Comment parvient-il à obtenir les prix les plus bas du marché ? Y fait-on systématiquement de bonnes affaires ? Ventes privées ou villages de marques : qui gagnera la bataille des prix déstockés ? -30%, -50% et jusqu’à -70% sur les marques préférées des Français, voilà le genre de rabais sur les étiquettes qui fait chavirer les consommateurs et s’affronter deux circuits géants de déstockage. D’un côté, les pionniers du genre, ces magasins d’usines devenus des villages de marques, comme Marques Avenue, Mac Arthur Glenn ou Neinver. De l’autre, les rois des ventes privées en ligne, de Veepee à Brandalley, jusqu’aux nouveaux venus comme The Bradery. Pour eux, cette année, la crise du Covid a peut-être du bon. Avec ces confinements à répétition, jamais les enseignes traditionnelles n’ont autant croulé sous les stocks d’invendus de vêtements, de chaussures, ou d’objets de décoration… Dans cette bataille entre professionnels des soldes permanentes, comment se joue la différence ? Pour vous attirer, ces « outlets » misent sur un accueil digne des meilleurs centres commerciaux. Restaurants, loisirs, tout est fait pour transformer cette chasse aux bonnes affaires en un pur shopping de loisirs. DACIA : Les paris fous du roi de la voiture low cost Une voiture électrique neuve à 16 800 euros ? Ne cherchez pas : il n’y pas moins cher sur le marché... Un exploit signé Dacia, avec son nouveau modèle Spring livré dès octobre. Autre exploit pour la marque la plus dynamique du groupe Renault : sa citadine Sandero est la voiture la plus vendue aux particuliers en France depuis la première Logan, sortie il y a plus de quinze ans maintenant. Une fabuleuse success story ! Et pourtant à l’origine, personne ne croyait au low coast automobile en France. C’est à la fin des années 90 que Renault rachète la marque roumaine avec l’idée de vendre des modèles à bas prix dans les pays émergents. Mais très vite, c’est en France et en Europe que les ventes décollent avec près de six millions de voitures déjà écoulées dans quarante-quatre pays. Dacia devient alors la pépite du Groupe Renault. Décriés au départ pour leur côté basique, les modèles Dacia sont plébiscités pour ces mêmes raisons aujourd’hui : un look sans chichi, une conception rustique mais robuste, et bien sûr un prix plancher. Quelle est donc la formule magique de Dacia pour sortir des modèles neufs au prix de l’occasion ? Où se cachent les économies ? Comment cette marque considérée « cheap » au départ a-t-elle su se rendre désirable et devenir un phénomène avec une communauté de fans très active ?