66 Minutes : Grand format

Phuket : des Robinsons français au paradis

Depuis un an, la Thaïlande s'est repliée sur elle-même pour faire face à l'épidémie de Coronavirus. Le pays a décidé de tout stopper, à commencer par le tourisme, principale source de revenu de son économie : quarante millions de touristes en 2019, quelques centaines en 2020. Un pays vidé de ses visiteurs mais pas de ses Français qui résident dans le royaume. La Thaïlande, et Phuket en particulier, va devoir de réinventer, c'est ce qu'ont compris les résidents français de cette ile paradisiaque. Serge et Kathleen sont arrivés en 2013 à Phuket. Ils y ont créé une salle de sport. Mais l'an dernier tout s'effondre. Plus aucun touriste. Aujourd'hui pour poursuivre leur aventure, ils doivent renouveler leur visa sans quoi ils devront faire leurs valises et revenir en France. Serge a un rendez-vous, peut-être celui de la dernière chance avec des investisseurs chinois. Des investisseurs qui veulent créer à Phuket le tourisme du futur. Kim, lui, navigue entre douceur de vivre et business. À 39 ans, il est surnommé « Le petit prince de Phuket ». Il dirige l'empire familial, LA référence en terme de gastronomie thaïlandaise. Son quotidien est une véritable carte postale : entre partie de pêche dans les îles et dîner avec le vice-gouverneur. Emmanuelle et Serge sont bien loin de cette douceur de vivre. C'est un couple de globe-trotter qui, après l'Australie et la Nouvelle Calédonie, ont posé leurs sacs à dos sur l'île. Elle travaillait au port de Marseille (Bouches-du-Rhône), lui dans le bâtiment. Ils ont racheté un laboratoire de boulangerie-pâtisserie et monté leur première société. Et pour eux, l'épidémie est peut-être un très bon moyen de se développer et de se faire connaître. Enfin, Quentin Vias est un Français qui vend du rêve. Cet agent immobilier bâtit, pierre après pierre, le « nouveau » Phuket. Une destination qui dans les prochaines années souhaite séduire une clientèle plus aisée et moins populaire. Entre la vente d'une résidence « hollywoodiennes » à dix-sept millions d'euros et ses nouveaux projets immobiliers, Quentin participe au changement de l'île.