Zone Interdite

Paquebot du futur : l’incroyable défi des chantiers de Saint-Nazaire

C’est un lieu mythique, symbole du savoir-faire industriel français et du mythe des paquebots de croisières. Pendant trois ans, les équipes de Zone Interdite ont pu suivre en exclusivité aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) la construction d’un paquebot révolutionnaire : le World Europa. Il vaut un milliard d’euros et cumule les records. Il pourra accueillir jusqu’à six-mille-sept-cents passagers et dispose d’un parc d’attractions inédit. Ses lignes sont futuristes et cassent les codes. Et surtout, il s’agit du paquebot le plus propre jamais construit car propulsé au gaz naturel liquide (GNL). Sa construction est un défi technologique et une aventure humaine hors-norme. Pendant trois ans, deux-mille-cinq-cents femmes et hommes y ont œuvré jour et nuit. Ouvriers, décorateurs, ingénieurs ou agents d’entretien aux missions extrêmes : ils incarnent l’élite de leur profession et leur savoir-faire sont uniques. Parmi eux, Wendy, une jeune maman de 27 ans qui exerce un métier particulièrement dangereux. Elle est soudeuse dans l’atelier « 180 Tonnes ». C’est ici que sont conçues les pièces les plus stratégiques du navire. Arrivée depuis seulement deux ans, elle va se démener pour accomplir ses missions avec succès et s’imposer dans ce milieu. Clément, ingénieur et architecte de 37 ans, est responsable de toute la partie arrière du paquebot. Une zone primordiale car elle cumule les éléments les plus spectaculaires : le plus grand toboggan du monde et un lustre en cristal de plusieurs millions d’euros. Charge à lui de coordonner ces installations à haut risque ! Mais sur un projet d’une telle ampleur, rien ne se passe jamais comme prévu. Nous avons aussi suivi des professionnelles qui œuvrent dans l’ombre mais dont le travail force l’admiration : on les appelle « les filles du nettoyage ». Lydie et sa brigade sont des as du ménage de l’extrême. Leur terrain de jeu : salles des machines, cheminées au fioul, cales du navire. Un métier dangereux et très dur physiquement, qu’elles n’échangeraient pour rien au monde. Sur le chantier, Antoine fait partie des figures incontournables. C’est le pro des échafaudages, un métier indispensable, et il connait le bateau comme sa poche. Mais Antoine est surtout un fan inconditionnel de croisières ! Il collectionne tout un tas d’objets insolites et filme tout. Il n’a qu’une hâte : voir le navire terminé et embarquer ! Jusqu’au jour de la livraison du paquebot il y a tout juste un mois, nous avons suivi l’épopée industrielle du World Europa à travers les femmes et les hommes qui ont participé à sa construction. Ils sont tous animés par le même objectif : faire honneur au savoir-faire historique des Chantiers de l’Atlantique.