Extravagances et palais secrets : l’incroyable vie des maharadjahs indiens
Ils étaient près de cinq-cents, ils ne sont plus qu'une vingtaine. Autrefois vénérés comme des demi-dieux, les maharadjahs ont perdu leurs privilèges. Mais pas leur aura. Pour tenir leur rang, certains transforment leurs palais démesurés en hôtels de luxe ou en musée, jonglant entre fastes d'un autre âge et défis du XXIe siècle. Pacho, le maharadjah de Jaipur, est le célibataire le plus convoité d’Inde. Champion international de polo, icône de la mode posant à la une des magazines et mécène, le jeune prince continue de faire vivre l’héritage de sa famille à travers un patrimoine immobilier exceptionnel dont il a aujourd’hui la charge. La maharani de Vadodara, elle, bouscule les traditions dans son palais plus grand que Buckingham palace. Elle défend la cause LGBT et celle des femmes dans son État du Gujarat. Mais, paradoxe, cette figure de la modernité ne déroge pas à certaines traditions millénaires. Pour ses deux filles, elle prépare des mariages arrangés, selon les coutumes indiennes. La famille royale de Karauli, l’une des plus anciennes d’Inde, a transformé ses palais en hôtels. Comme ses ancêtres avant elle, elle gère toujours le plus grand pèlerinage hindou de sa région. Dans l’un des pays les plus inégalitaires au monde, les maharadjahs font toujours rêver les touristes, mais aussi la société indienne. Immersion dans le cercle très fermé des derniers souverains indiens.