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Manger français, bon et pas cher : oui, c’est possible !

Produits français, sains et moins chers : la nouvelle bataille des marques distributeurs ! Les marques distributeurs (MDD) sont devenues des incontournables de vos caddies. Et pour gagner encore plus de terrain, elles se lancent dans un nouveau défi : vous proposer des produits Made in France, le moins cher possible. Du pain de mie avec du blé 100 % français à 1,39 euro, du beurre à 1,87 euro avec du lait origine France, Système U se veut à la pointe et met en avant ses nouveautés, au même prix, voire moins chères, que ses enseignes concurrentes. Carrefour préfère mettre en avant les bons ingrédients de ses MDD en relançant son label Act for Food. Désormais les enseignes rivalisent entre elles et s’interpellent à grands coups de publicités comparatives. Mais créer des filières françaises pour les céréales, les légumes ou la charcuterie, est-ce aussi simple qu’il y paraît ? Le pari du Made in France à bas coût est-il tenable ? Quelles filières arrivent à se mettre en ordre de bataille et lesquelles sont encore loin du compte ? Certains fournisseurs sont-ils tenus de faire des efforts difficilement supportables ? Œufs français : y en aura-t-il pour tout le monde ? C’est le champion des produits anti-inflation. Bon marché, bourré de protéines et facile à cuisiner : l’œuf coche toutes les cases et les Français en achètent toujours plus. 237 œufs avalés par habitant et par an, un record ! Mais alors que la demande explose, la filière craque. Vous allez découvrir comment les agriculteurs boostent leurs poules, pour en faire des championnes de la ponte. Mais cela suffit-il ? Certains rêvent d’ouvrir de nouveaux poulaillers géants mais font face à la fronde des habitants. Tout le monde veut des œufs français, mais personne ne veut 30 000 poules dans son jardin. Conséquence : la France se met à importer, en très grandes quantités. Des œufs polonais, ukrainiens mais aussi de bien plus loin. En embuscade, les Turcs sont les nouveaux rois de l’œuf low-cost. À seulement huit centimes la pièce, contre près de 30 centimes en France ils proposent des prix imbattables et surtout des capacités de production gigantesques. Machines dernier cri, cadences infernales, verrez-vous bientôt des œufs turcs sur vos étals ? Plats préparés : est-ce qu’on vous dit toute la vérité ? Zéro charge mentale et adaptés aux petits budgets, le marché des plats préparés ne s’est jamais aussi bien porté ! Sept familles sur dix en achètent sur un marché qui pèse trois milliards d’euros par an. Hachis parmentier ou lasagnes en version familiale chez Picard, poulet préparé et assaisonné à toutes les sauces dans vos supermarchés, raviolis frais ou en boîte, c’est souvent l’assurance de gagner du temps. Et si l’on en croit les emballages, de manger correctement. Moins gras, moins salé, ingrédients français : les emballages et les recettes se veulent toujours plus rassurantes. La plupart des plats affichent même un Nutriscore A ou B. Mais pouvons-nous faire confiance à ces indicateurs ? En coulisses, comment et avec quels ingrédients sont préparées vos recettes préférées ? Fleury Michon, Picard, Marie, les géants du secteur ont accepté d’ouvrir les portes de leurs usines, une grande première pour certains. Leur défi : réinventer leurs recettes, sans faire exploser les coûts alors que le prix de toutes les matières premières augmente. Et quand le prix des plats varie du simple au double, faut-il payer plus cher pour manger mieux ? La réponse a de quoi surprendre.