Avoir un enfant alors que l'on est née sans utérus, remarcher alors que l'on est tétraplégique, retrouver l'usage de ses mains après une amputation : ces Français ont vu leur vie radicalement transformée grâce à des exploits accomplis par des équipes de médecins français d'exception. La première greffe d'utérus en France : pendant près de trois ans, les caméras ont suivi Déborah, née sans utérus, dans la plus extraordinaire des aventures médicales. Depuis octobre 2018, le professeur Jean-Marc Ayoubi et son équipe de l'hôpital Foch, à Suresnes (92), sont engagés corps et âme dans cette aventure hors du commun. Sa maman, volontaire pour lui donner son utérus, accepte de se soumettre à une opération lourde par amour pour sa fille. 18 heures d'opération pour extraire l'utérus et le greffer, puis une longue période d'attente, d'espoir et d'incertitude, avant l'implantation de l'embryon et le miracle tant attendu : la grossesse. Déborah devient ainsi la première femme en France à donner naissance à un enfant après une greffe d'utérus. Une aventure familiale bouleversante et une prouesse médicale historique. La greffe des deux mains : à l'hôpital Georges Pompidou, à Paris (15e), l'histoire de Priscilla, 45 ans, est tout aussi saisissante. Amputée des deux mains et des deux pieds après une erreur médicale, cette femme courageuse se bat depuis des années pour retrouver l'usage de ses mains. C'est le professeur Laurent Lantieri, chirurgien français reconnu dans le monde entier pour avoir réalisé 8 greffes de visage et sollicité par les plus grands hôpitaux internationaux, qui la suit depuis plus de 8 ans. Il l'accompagne jusqu'à Philadelphie, aux États-Unis, où la greffe des deux mains a finalement lieu. Comment se passe une telle opération ? Comment vivre ensuite avec les mains d'une autre ? Le combat contre la tétraplégie : à Grenoble (Isère), le parcours de Thibault, 28 ans, tétraplégique depuis 2015 à la suite d'une chute, force l'admiration. Pour la première fois au monde, ce jeune patient a pu se déplacer et contrôler ses bras par la pensée. Le centre de recherches Clinatec a mis au point un exosquelette relié à des implants électroniques placés à la surface de son cortex. Sans hésiter, Thibault accepte de se faire ouvrir le crâne pour recevoir les capteurs. 64 électrodes analysent son activité cérébrale et transmettent ses intentions de mouvement à un ordinateur intégré dans l'exosquelette, lui permettant ainsi de se lever et de se déplacer. Une avancée médicale mondiale qui redonne espoir à des millions de patients paralysés à travers le monde.