Le tueur sonne toujours deux fois
Le 29 juin 2012, Marina Ciampi, 52 ans, est retrouvée morte dans son appartement des quartiers nord de Marseille. Elle est nue, les veines tailladées, un sac plastique sur la tête maintenu par le cordon d’un sèche-cheveux autour du cou. Aucun signe d’effraction n’ayant été constaté, les policiers ont en tous cas la certitude que cette dernière a laissé entrer son agresseur en toute confiance. Elément étrange : sur le lit, à proximité du corps, se trouve une pince à linge. Ce détail passe presque inaperçu car à ce stade, c’est la disparition du téléphone portable et de l’ordinateur de la victime qui intrigue les enquêteurs. Le meurtrier les aurait-il emportés pour faire disparaître les preuves qui le relient à Marina Ciampi ? Pour remonter jusqu’au tueur, les policiers espèrent beaucoup de l’analyse des ADN prélevés sur les lieux. Seulement, ils ne sont pas répertoriés et ils appartiennent à deux suspects différents. Mais, chose incroyable, l’un des ADN correspond à des traces retrouvées 6 mois plus tôt sur le corps d’une autre femme tuée dans des circonstances similaires, Henriette Bernardi. La victime, qui habitait les quartiers nord de Marseille, est décédée par asphyxie, et a été découverte à moitié dévêtue. Aucune trace d’effraction n’a été constatée, et surtout, elle avait une pince à linge sur le nez !