Au cœur du crime

Affaire Bruyas : la maison assassinée

Le 30 mai 1995, une colonne de fumée s'élève d'un lotissement de Saint-Andéol-le-Château (Rhône). Des explosions et des flammes immenses dévorent la maison de la famille Bébien. Dans le village, tout le monde les connaît. Il y a Odette, aide-soignante, Vincent, manutentionnaire, et leurs trois enfants. Les voisins donnent l'alerte et préviennent Samantha, la fille aînée de la famille qui habite à deux pas de là avec son mari, Éric Bruyas. Mais tous assistent impuissants au drame. Dans les décombres, les pompiers découvrent que quatre membres de la famille n'ont pas péri dans l'incendie mais qu'ils ont été exécutés. Lorsqu'on lui annonce que toute sa famille a été retrouvée morte dans le sinistre, la jeune femme croit perdre la raison. Des douilles de 22 long-rifle sont retrouvées près des corps et, chose étrange, les victimes ont été tuées dans des pièces séparées. Pour les gendarmes, ils ont été abattus par la même arme, à tour de rôle, avant l'incendie de leur maison. Alors, qui pouvait en vouloir à cette famille appréciée de tous ? Rapidement, les enquêteurs parviennent à établir que le meurtrier connaissait parfaitement les habitudes de la famille Bébien. Dans le village, les langues vont se délier. D'abord, les gendarmes apprennent que le fils aîné, Vincent, 21 ans, avait, selon les voisins, de très mauvaises fréquentations. À moins que l'explication du massacre des Bébien ne se trouve au cœur même de la famille… Samantha en sait-elle plus qu'elle ne veut bien le dire ? Son attitude surprend tout le monde. Elle a organisé l'anniversaire de sa fille quelques jours seulement après le quadruple assassinat ! Quant à son mari, Éric Bruyas, lui aussi attire rapidement l'attention des gendarmes. Pourquoi le gendre se précipite-t-il pour toucher la prime d'assurance dès le lendemain de l'incendie ?