Au cœur du crime

Affaire Even : un suspect peut en cacher un autre

Le 9 mars 1991, à Bénestroff, en Moselle. Il est 12h15 quand Hervé Even, 25 ans, rentre chez lui pour le déjeuner. Dans la cuisine, le jeune homme découvre son épouse, Michèle, égorgée, le crâne défoncé à coups de bûche et un couteau de cuisine enfoncé dans le dos. Arrivés sur place, les enquêteurs interrogent la voisine qui habite au-dessus, Gertrude Kremer. Elle dit qu'elle a été réveillée par un hurlement à 6h05, qu'elle est descendue et a demandé à travers la porte ce qu'il se passait. Une voix d'homme lui aurait répondu d'un lapidaire : « Rien. » Pour les enquêteurs, aucun doute, c'est Hervé, le mari de la victime, que la voisine a entendu. D'autant que les gendarmes découvrent qu'une dispute aurait éclaté quatre jours avant la mort de Michèle. Seulement, un élément indiscutable prouve son innocence. Car à 6h05, lorsque la voisine entend du bruit, Hervé n'était pas chez lui mais à son travail. La pointeuse en atteste. Alors, si le menuisier n'est pas le meurtrier, qui a tué Michèle Even ?