Au cœur du crime

Affaire Proot : l’héritage à tout prix

Le 20 février 1994, il est environ 2h du matin quand un jeune de Saint-Thomas-de-Conac, en Charente-Maritime, découvre dans un fossé une Mercedes carbonisée. À l'intérieur, un corps humain se consume, recroquevillé. Grace au numéro d’immatriculation, les gendarmes parviennent à connaître l’identité du propriétaire de la voiture : Michel Proot, un Belge de 41 ans, restaurateur de tableaux. Face aux enquêteurs, l’homme a une explication : il s’agit forcément de sa femme, Françoise. « Elle a dû tomber dans le fossé et allumer une cigarette. Il y a un faux contact dans l'allume-cigares, et tout a pris feu.» Seulement la théorie de l’incendie accidentel décrit par Michel Proot intrigue les enquêteurs. Car un bidon d’essence ouvert a été retrouvé dans la voiture. Et puis il y a un autre détail, beaucoup plus troublant celui-ci : le cadavre n’est pas celui de Françoise. L’enquête prend alors un autre tournant. Si ce n’est pas Françoise qui se trouvait à l’intérieur de la voiture sur le siège passager, alors de qui s’agit-il ? Au même moment, le fils de Blanche Vichérat est très inquiet : sa mère a disparu. Même âge, même corpulence. Le corps retrouvé dans la voiture serait-il celui de Blanche ? Et dans ce cas, où est passée l’ex-femme de Michel Proot ? C’est dans le jardin de Michel Proot que les enquêteurs vont découvrir l’abominable vérité.