Enquêtes criminelles

Joséphine Bernard, vrai ou faux suicide ? (2/2)

Lorsque le 12 janvier 2018, Joséphine Bernard, 27 ans, est retrouvée morte dans son appartement de Bailly-Romainvilliers (Seine-et-Marne), les enquêteurs concluent sans nul doute au suicide. Pourtant, Sylvie, sa mère, est quant à elle convaincue qu’il s’agit d’un meurtre… Pour Enquêtes Criminelles, et pour la première fois, Sylvie Bernard raconte son combat pour la vérité. Pendant des mois, elle a enquêté, seule, sur la mort de sa fille. Selon elle, les investigations seraient truffées d’incohérences, voire pire, de négligences. L’ordinateur et le téléphone de Joséphine n’ont pas été étudiés, pas plus qu’un podomètre qui indiquerait pourtant que la victime avait reçu de la visite le soir du drame. La vidéosurveillance aux abords du domicile n’a pas été exploitée. Et, plus effarant encore, deux couteaux saisis sur les lieux ont mystérieusement disparu… Une somme d’erreurs aujourd’hui reconnue par la justice. Cinq ans après le décès de Joséphine Bernard, l’affaire classée en suicide est désormais rouverte pour homicide. Il faut dire que la jeune femme, qui travaillait à Disneyland Paris, était en pleine ascension professionnelle. Et les circonstances de son suicide posent question : Joséphine a été retrouvée pendue à une patère murale en position semi-assise, un foulard autour du cou. En revanche, sa relation sentimentale avec un homme marié et père de famille inquiétait ses proches. Elle aurait été découverte par l’épouse bafouée. Alors, le couple serait-il mêlé à la mort de la jeune femme ? Fait troublant : dans le téléphone de l’homme à la double vie, tous les échanges avec sa femme et sa maîtresse ont été effacés… Simple coïncidence ? À la suite, Enquêtes Criminelles revient sur la disparition de Jonathan Coulom. Le 7 avril 2004, les parents de Jonathan, dix ans et demi, apprennent que leur fils parti en classe de mer a disparu. Le parquet de Saint-Nazaire ouvre une information judiciaire pour séquestration et enlèvement. Plus d'un mois après l'enlèvement, le corps du petit garçon est retrouvé à 30 km de là, dans un étang, ligoté en position fœtale lesté d'un parpaing. Ce n'est qu'en 2018 qu’un nouvel indice va venir apporter un début de réponse à sa famille et éclaircir ce dossier.