Troisième guerre mondiale ? La France se prépare au conflit
La France pourrait-elle bientôt entrer en guerre ? Pour le plus haut gradé de l’armée française, le Général Mandon, la réponse est claire : oui. Dans une déclaration fracassante en novembre dernier, le chef d’État-major des armées a même prévenu les Français : une confrontation avec la Russie pourrait avoir lieu d’ici trois ans. Nous avons enquêté pour savoir si la France était prête à faire face au conflit. Nos 200 000 militaires sont certes très bien entraînés, mais pourraient-ils résister face au rouleau compresseur russe et ses 950 000 soldats ? Nous nous sommes rendus au centre de recrutement de Rennes (Ille-et-Vilaine) où Lucas et ses camarades s’apprêtent à intégrer les rangs de l’armée française, bien conscients qu’ils risquent un jour de partir au front. En cas de conflit majeur, la France devrait pouvoir compter sur ses alliés, notamment au sein de l’OTAN. Nous avons suivi les militaires français en Estonie où ils s’exercent à travailler avec 16 000 militaires venus de 13 pays différents. À 150 kilomètres à peine de la frontière russe, Pierre et ses hommes se préparent au combat dans le froid et la boue. Nous avons découvert au cours de notre enquête que les armées françaises manquent cruellement de matériel. Pas assez d’avions de chasse, de drones ou de batteries anti-aériennes. Pas assez de munitions non plus. Exceptionnellement, l’une des dernières usines implantées dans l’Hexagone a accepté de nous ouvrir ses portes. Dans un site ultra-sécurisé en raison des risques d’espionnage, on fabrique des obus de gros calibre. L’usine tourne désormais à plein régime et cherche encore à augmenter ses cadences. Exceptionnellement, nous avons également pu embarquer dans un avion de renseignement pour une mission stratégique de l’OTAN au-dessus de la mer Baltique. L’objectif ? Traquer les navires de la flotte fantôme russe. Ces bateaux qui trafiquent du pétrole ou arrachent les câbles sous-marins. Ces câbles sont d’une importance capitale car c’est par eux que passe 99 % du trafic internet mondial. Un câble sous-marin arraché, ce sont des services bancaires en panne, des hôpitaux à l’arrêt, plus de télévision ni de réseaux téléphoniques. La France serait au bord du chaos. Un chaos que cherchent d’ores et déjà à provoquer des cyber-attaques sur nos villes. Elles sont de plus en plus fréquentes et révèlent la fragilité de nos infrastructures, spécifiquement visées par la Russie. Il y a quelques mois, la ville de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a été attaquée par des cyber-combattants. Plus de feux de signalisation, un hôpital bloqué, plus de services publics : la ville est à l’arrêt complet. Aujourd’hui encore, un tiers des serveurs ne fonctionne plus.